BLANCHE
NEIGE
(pas selon Disney !)
Le Département de
danse de l’UQAM présente
Blanche-Neige (pas selon Disney !) de la chorégraphe Manon Oligny.
Cette présentation s’inscrit dans le cadre
du cours Spectacle chorégraphique dirigé
et met en scène vingt étudiants du programme de baccalauréat
en danse.
Montréal, le 20 mars 2009 — Invitée
à créer une pièce avec les étudiants en danse
de l’UQAM,
Manon Oligny nous livre Blanche-Neige (pas selon Disney !),
qu’elle décrit comme « une pièce chorégraphique
baignant
dans un univers onirique et absurde ». Cette œuvre nous
fait entrer dans une véritable « usine à fabriquer
des Blanche-Neige » ;
elle révèle l’envers du décor du merveilleux
monde de Disney et fait entrevoir la chute de cet univers de rêve.
« Blanche-neige est un personnage de conte devenu dans notre
inconscient collectif un archétype
de la perfection ; j’ai voulu la transposer dans la société
contemporaine », dit Manon Oligny.
« Cette transposition fait surgir bien des questions : Qui est Blanche-Neige
?
Sommes-nous tous et toutes des Blanche-Neige cherchant la perfection et
s’aliénant par des tâches interminables
et répétitives dans l’attente d’un prince dont
la venue suscite elle aussi son lot de questions : Le prince viendra-t-il
?
Et s’il aimait Blanche-Neige comme les sept nains le font, sans
avoir aucun désir sexuel envers elle ?»
« La pièce se présente comme une courtepointe
dans laquelle chaque morceau contamine l’autre
par sa couleur pour former un motif qui ne se révèle que
lorsqu’on voit l’ensemble avec un
certain recul, poursuit-elle. L’œil du spectateur est libre
de s’arrêter là ou il veut, ce n’est ni moi,
ni la lumière qui décide pour lui en l’orientant dans
la lecture qu’il fera de la pièce chorégraphique.
»
« Tout conte de fées est un miroir magique qui reflète
certains aspects de notre univers intérieur
et des démarches qu'exige notre passage de l'immaturité
à la maturité. Pour ceux qui se plongent dans ce que le
conte
de fées a à communiquer, il devient un lac paisible qui
semble d'abord refléter notre image ; mais derrière cette
image,
nous découvrons bientôt le tumulte intérieur de notre
esprit, sa profondeur et la manière de nous mettre
en paix avec lui et le monde extérieur, ce qui nous récompense
de nos efforts » Bruno Bettelheim.
Bachelière en danse de l’UQAM, Manon Oligny poursuit depuis
1999 une démarche créatrice qui
pose un regard critique sur le médium qu’est la danse et
qui remet en question les codes qui y
sont associés. Les œuvres de Manon Oligny ont été
présentées au Québec, au Canada et à l’étranger.
Sa pièce L’Écurie,
présentée en 2008, a reçu un accueil chaleureux tant
du public que de la critique.
Récemment, elle signait Le Carnaval
des animaux (pas selon Saint-Saëns !)
pour les étudiants des Ateliers de danse moderne de Montréal.
Elle prépare actuellement une vidéodanse qui reprendra
le thème de L’Écurie, ainsi qu’une
toute nouvelle création, Icônes à vendre.
Fiche technique (PDF)
Téléchargement
du communiqué de presse (PDF)
|